Le roman de science-fiction français de l’année !

Ou plutôt d’anticipation puisque le scénario mêle habilement actualités et science-fiction dans un futur proche. Safepole est le premier roman de Léonard Foggia, jeune auteur antibois prometteur. Dans une fin de siècle à la dérive, l’auteur raconte la lutte entre deux héros aux capacités mentales singulières et un psychopathe prêt à exterminer notre civilisation. Derrière ce scénario de blockbuster Hollywoodien se cache une dystopie qui développe des thèmes d’actualités comme la peur du terrorisme, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les limites du modèle capitaliste, les inégalités croissance entre les riches et les pauvres, l’influence de la communication sur les politiques ou encore les menaces environnementales. Safepole tente finalement de dépeindre notre société tout en divertissant. Et ça fonctionne. L’intrigue est crédible bien qu’un peu fantastique, bien écrite et quelque peu effrayante sur certains aspects, mais c’est surtout un vrai bon moment de lecture. Pour un premier roman, l’essai est réussi.

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Nos 3 questions à Léonard Foggia.

D’où vous est venue l’inspiration pour écrire Safepole ? 

D’auteurs comme Bernard Werber et J.-C. Ruffin. C’est en lisant ces cadors de l’édition que j’ai compris à quel point l’écriture est un moyen d’expression incroyable et qu’elle permet de créer des mondes complexes, empreints de poésie, où la pensée de l’auteur s’exprime librement, laissant échapper des idées que les lecteurs peuvent attraper au vol. À travers Safepole, j’ai voulu exprimer mes idées sur la mondialisation, le terrorisme et les risques géopolitiques dans un espace reliant la fiction au réel, plus pour faire réfléchir qu’avoir un discours moraliste, car ce n’est pas mon objectif. Chacun doit interpréter comme bon lui semble les concepts abordés dans le roman.

À qui s’adresse votre roman d’anticipation ? 

Je dirais à tout le monde mais surtout aux 15-40 ans. Safepole est livre de science-fiction eu égard à son contexte, mais le futur que j’ai imaginé est facile à saisir puisqu’il est le prolongement le plus probable de la société dans laquelle nous vivons actuellement. Il se veut un reflet de notre société mais avec une bonne dose de fiction car il est avant tout un divertissement. Le contexte du roman était le prétexte pour donner ma vision du monde et de mes craintes qui, je pense, préoccupent beaucoup de mondes. Safepole n’est donc pas destiné qu’à un public averti mais bel et bien à un large public, même les novices en SF.

Comment êtes-vous arrivés à l’écriture ?

J’ai toujours ressenti le besoin d’exprimer les idées. Quand j’étais enfant c’était par le biais du dessin, étant étudiant c’était par le biais de la peinture puis ensuite grâce à l’écriture. J’avais 26 ans quand j’ai eu cette envie insatiable d’écrire, ce qui peut paraitre tard comparé à d’autres auteurs. Aujourd’hui, je prends même des cours de théâtre ! Mais l’écriture s’est imposée à moi comme le moyen d’expression de référence. Lorsque je commence à écrire, j’oublie tout le reste. Je peux passer des heures à rédiger des pages, sans m’en rendre compte. C’est une véritable passion et une façon pour moi de léguer un petit quelque chose à mes contemporains.

+ d’infos sur le roman Safepole sur le site de l’auteur www.leonardfoggia.com

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